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Émeutes à Brasilia : les supporters de Bolsonaro envahissent différents édifices gouvernementaux

  • Photo du rédacteur: Equipe du Nanterre Express
    Equipe du Nanterre Express
  • 8 févr. 2023
  • 2 min de lecture

Alors qu’il réside maintenant à Orlando en Floride, les partisans de l’ex-président du Brésil Jair Bolsonaro ont envahi, le dimanche 8 janvier 2023, la place des trois pouvoirs de la capitale où sont réunis le Congrès, la Cour Suprême et le palais présidentiel.





Il aura fallu plus de quatre heures et 300 arrestations pour que le calme regagne la capitale.



Le déroulement


L'événement semble avoir débuté de manière plus ou moins spontanée, à travers une simple décision de la foule bolsonariste. Les manifestants passent facilement les premiers cordons de policiers, leur permettant de se rapprocher du Congrès. Quelques minutes plus tard, d'autres groupes parviennent à entrer dans le Palais Présidentiel et dans la Cour Suprême.


Dans chacun de ces lieux, les mêmes scènes se reproduisent : les émeutiers revendiquent fièrement leurs actes sur les réseaux sociaux, les lieux sont saccagés, des œuvres d’art sont détruites, des journalistes sont tabassés et leur matériel détruit.


Néanmoins, les émeutiers ne semblent pas avoir retenu la leçon de leurs prédécesseurs nord-américains sur l’importance de l’anonymat…




Les réactions


Très rapidement, le président Lula décrète un état d’urgence autorisant ainsi le gouvernement fédéral à intervenir par tous les moyens possibles. Dès que la capitale regagne son calme, il condamne ces “événements abominables” et “sans précédent dans l’histoire du pays”. Les émeutiers sont alors qualifiés de “vandales” et de “fascistes” - et leurs supports financiers aussi. Il n’hésite pas à blâmer l’ex-président exilé aux Etats-Unis.


Jair Bolsonaro ne condamne ces manifestations que huit heures après leur déroulement, en affirmant que les manifestations font partie du processus démocratique - mais pas les dégradations et les violences. Il rejette catégoriquement les allégations du président Lula.




Une tension préexistante


Depuis la défaite de Bolsonaro, les partisans campent devant les casernes militaires en leur demandant d’intervenir afin de reprendre les pouvoirs. Selon eux, l'élection de Lula était illégitime et leur a été volée.


Des bus de manifestants sont arrivés de tout le pays afin de venir prêter mains fortes aux émeutiers déjà présents dans la capitale.





Des suspicions de soutien venant de l’appareil fédéral


Jair Bolsonaro avait fait sa campagne présidentielle en mettant en avant son passé de militaire et sa nostalgie de la dictature militaire, mais aussi ses croyances religieuses - des valeurs auxquelles les représentants de l’autorité et de nombreux militaires étaient sensibles.


Les vidéos diffusées lors de cette émeute montrent, en effet, que les manifestants franchissent certaines barrières policières avec une facilité déconcertante. Cependant, l’enquête nous en révélera plus sur ces suspicions.


Deux semaines après les émeutes du 8 janvier, le président Lula limoge le chef d’état major de l’armée, Julio César de Arruda.




Pour conclure, nous ne pouvons que déplorer ces émeutes et continuer, à notre échelle, à lutter contre toutes formes de populisme. La répétition de ce type d'événement montre les fragilités de nos démocraties.



Le 19/01/2023, par Valentine Baudet





Sources











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