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Guerre en Ukraine : Rétrospection

  • Photo du rédacteur: Equipe du Nanterre Express
    Equipe du Nanterre Express
  • 30 déc. 2022
  • 3 min de lecture

Depuis le 24 février 2022, date qui marque l’invasion russe en Ukraine et le retour de la guerre en Europe, les tensions diplomatiques, économiques et militaires atteignent des sommets partout sur Terre.



Pour justifier son offensive, le président russe Vladimir Poutine s’octroie le rôle de fervent défenseur des régions séparatistes pro-russes ukrainiennes, qui fera tout pour empêcher l’intégration de l’Ukraine à l’OTAN. Ainsi, dans cet élan acerbe au goût de revanche, le Kremlin orchestre l’invasion de l’Ukraine en choisissant de passer par la Biélorussie et la Crimée – déjà annexée en 2014.


La réponse occidentale ne tarde pas à se faire savoir, et s’exprime à coups d’armes et de billets. Depuis février, la France a soumis à l’Ukraine une aide de 550 millions d’euros, et les Etats Unis, grands donateurs de la cagnotte, ont quant à eux contribué à hauteur de 19 milliards de dollars.


Un apport financier couplé par un soutien plus matériel de l’effort de guerre : la France a fourni entre autres 18 canons Caesar (armes lourdes) ainsi que des milliers d’obus et de fusils d’assaut, et correspond à environ 2% des livraisons d’armes données à l’Ukraine. Les Etats Unis, de leur côté, en représentent 49 %, la Pologne 22 %, et l’Allemagne 9%.


Selon les données de l'Institut Kiel publiées le 7 décembre, c’est au total 108 milliards d'euros d'aides militaires, financières ou humanitaires, et de 37 pays différents, qui ont été acheminées vers l’Ukraine cette année. De quoi faire pâlir M. Poutine… Il faut dire que produire des armes et prêcher la paix, c’est ce que l’Occident fait de mieux.


Toujours est-il que, grâce à ces interventions et à une force de résistance aussi inédite qu’insoupçonnée, l’Ukraine tient tête au Kremlin depuis maintenant 11 mois et - malgré l’annexion de quatre régions au Sud - a résisté aux offensives russes contre Kiev, Kharkiv et le Nord du pays. Un exploit lorsqu’on sait que le budget militaire russe de 2022 s’élevait à 48 milliards de dollars, contre 5 milliards du côté ukrainien.



Mais les chiffres de cette guerre ne s’arrêtent pas à des budgets, des aides ou des armes. C’est aussi un bilan humain lourd, qui, d’après le gouvernement américain, s’élève à près de 240 000 morts : environ 100 000 soldats ukrainiens, 100 000 soldats russes, et 40 000 civils ukrainiens.


Un bilan qui n’a pas fini de s’étendre si l’on en croit les dires du chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, qui a laissé entendre ce 28 décembre, sur la chaîne de télévision russe Perviy Kanal, que la Russie poursuivrait la guerre :

"Je suis convaincu que grâce à notre entêtement, notre patience et notre détermination, nous défendrons nos nobles objectifs, ceux vitaux pour notre peuple et notre pays."

Une déclaration belliqueuse que le diplomate s’empresse de nuancer :

"Cela en restant toujours ouvert à un dialogue équitable et à des accords pour assurer une sécurité égale et indivisible en Europe."

Une ouverture à peine voilée dans le discours russe qui trahit une lassitude et un recul dans l’effort de guerre de Moscou. Rien de surprenant : le géant du gaz n’avait pas prévu d’éterniser si longtemps son offensive et se retrouve confronté à des conséquences économiques plus lourdes que prévues, ainsi qu’à des tensions en interne.


Finalement, Poutine va devoir réévaluer ses priorités pour la nouvelle année.



Le 30/12/22, par Chloé Raynaud




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