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Présidentielle 2022, l’épidémie perturbe la campagne.

  • Photo du rédacteur: Equipe du Nanterre Express
    Equipe du Nanterre Express
  • 28 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Le variant Omicron se propageant de façon fulgurante et venant perturber la course à l'Elysée, militants et candidats se préparent à toutes les éventualités pour le redémarrage de la campagne. Et, si le Premier ministre, Jean Castex, a bien rappelé que les rassemblements politiques sont protégés des restrictions sanitaires par la constitution, le gouvernement en a toutefois appelé à la « responsabilité » des candidats.



Entre responsabilité et inconstitutionnalité


L’épidémie de Covid-19 qui fait son grand retour après la fête a déjà eu raison de grands rassemblements importants de la campagne. Tandis que Valérie Pécresse a dû renoncer au meeting de 5 000 personnes le 11 décembre, Marine Le Pen a repoussé de trois semaines son meeting de lancement prévu pour le 15 janvier. Ainsi, le PS, LR, EELV ou LREM ont choisi la responsabilité, ne souhaitant pas être à l’origine d’un cluster polémique. Ils ont donc choisi de respecter les jauges et certains de mettre en place une obligation de passe sanitaire.


Cependant, les équipes d’Éric Zemmour, Jean-Luc Mélenchon (LFI) et Marine Le Pen ont signifié qu’elles n'imposeraient ni jauges, ni passe sanitaire lors des rassemblements, jugeant inconstitutionnelles de telles mesures. Toutefois, elles ont assuré qu’elles feront respecter les gestes barrières avec le plus grand soin. Ainsi, le leader des Insoumis et le candidat Fabien Roussel (PCF) ont précisé que des masques FFP2 seront distribués gratuitement à l'entrée de leurs meetings.

Mais, pour le spécialiste en droit public Benjamin Morel, "On a tendance à surestimer le poids de ces rassemblements qui ne réunissent que des soutiens d’un candidat ». Selon lui, « l’objet d’un meeting est d’attirer les caméras. L’efficacité du meeting tient à sa reprise et à sa mise en récit par les médias ».



Nouvelles stratégies de campagne


Pour contourner les dangers de clusters, les équipes de campagne prévoient de se tourner vers la technologie. Si la stratégie télévisuelle n’est pas nouvelle les candidats innovent pour faire la différence. Par exemple, Jean Luc Mélenchon qui avait marqué en novembre 2020 avec son meeting virtuel pourrait retenter l’expérience. L’équipe d’Éric Zemmour a, elle, développé le moteur de recherche « Zemmour pour tous » permettant de retrouver les interviews ou conférences du candidat avec un simple mot-clé. Du côté de Valérie Pécresse une application, « Pécresse 2022 » a été crée pour suivre sa campagne et les développeurs de Zemmour travaillent aussi sur ce type de projet, comme La France Insoumise qui avait développé l’application de jeu « Fiscal Kombat » en 2017.

Enfin, les candidats investissent les réseaux sociaux Twitter, Instagram, Facebook, YouTube, TikTok et Twitch, pour convaincre les Français. A la pointe sur les réseaux on retrouve principalement les soutiens des Insoumis et de Zemmour mais aussi les Jeunes Avec Macron (JAM) puisque la conviction des générations de primo-votant est un enjeu important de cette nouvelle élection présidentielle.



Le 07/01/2022, par Andrea Oliveira

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